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Каникулы

Книга для чтения на французском языке
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Артикул: 777001.01.99
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В книге графиня Софья де Сегюр, детская писательница и сказочница, описывает жизнь в своем имении Нуэт, в Нормандии. На каникулы в имение съезжаются внуки и внучки графини, которые обожают слушать бабушкины сказки и с нетерпением ждут летних приключений. Произведения де Сегюр многократно переиздавались, переводились на разные языки, большинство из них были экранизированы. Ее книги, написанные более ста лет назад, продолжают покорять сердца по сей день, ведь они открывают читателю волшебный мир детства. Издание содержит неадаптированный текст, снабженный постраничными комментариями.
Сегюр, С. Каникулы : книга для чтения на французском языке : художественная литература / С. де Сегюр. - Санкт-Петербург : КАРО, 2021. - 352 с. - (Littérature classique). - ISBN 978-5-9925-1531-2. - Текст : электронный. - URL: https://znanium.com/catalog/product/1864600 (дата обращения: 19.05.2024). – Режим доступа: по подписке.
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Comtesse de Se´gur  

LES VACANCES

Комментарии А. И. Иванченко

УДК  372.881.1 : 811.133.1
ББК  81.2 Фр–93 
 
С28

ISBN 978-5-9925-1531-2

Comtesse de Ségur 
(Sophie Rostopchine)
LES VACANCES

Сегюр, Софья де.

С28      Каникулы : книга для чтения на французском 
языке / С. де Сегюр. — Санкт-Петербург : КАРО, 
2021. — 352 с. — (Littérature classique).

ISBN 978-5-9925-1531-2.

В книге графиня Софья де Сегюр, детская писательница и сказочница, описывает жизнь в своем имении Нуэт, в 
Нормандии.
На каникулы в имение съезжаются внуки и внучки 
графини, которые обожают слушать бабушкины сказки и 
с нетерпением ждут летних приключений. 
Произведения де Сегюр многократно переиздавались, 
переводились на разные языки, большинство из них были 
экранизированы. Ее книги, написанные более ста лет назад, продолжают покорять сердца по сей день, ведь они открывают читателю волшебный мир детства.
Издание содержит неадаптированный текст, снабженный постраничными комментариями.

УДК 372.881.1 : 811.133.1
ББК 81.2 Фр–93

© КАРО, 2021
Все права защищены

Comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine),  
femme de lettres française

Saint-Pétersbourg 1799 — Paris 1874

Fille du comte Rostopchine, Sophia Rostopchina quitte la Russie à la suite de son père, tombé en 
disgrâce. Elle s’installe en France (en 1817) où elle 
épouse le comte Eugène de Ségur en 1819. Négligée 
par son mari, elle passe une grande partie de sa vie 
dans sa propriété de Nouettes (Orne) qui l’inspire 
souvent pour le décor de ses ouvrages pour la jeunesse. Ses récits, faits essentiellement pour ses petits-enfants, ont rapidement un grand succès: Les 
Petites Filles modèles (1858), Les Mémoires d’un âne 
(1860), Les Malheurs de Sophie (1864), Le Général 
Dourakine (1864), Un bon petit diable (1865). 

[D’après Le Petit Robert 2004]

I

ARRIVÉE

Tout était en l’air1 au château de Fleurville. 
Camille et Madeleine de Fleurville, Marguerite de 
Rosbourg et Sophie Fichini, leurs amies, allaient et 
venaient2, montaient et descendaient l’escalier, couraient dans les corridors, sautaient, riaient, criaient, 
se poussaient. Les deux mamans, Mme de Fleurville 
et Mme de Rosbourg, souriaient à cette agitation, 
qu’elles ne partageaient pas, mais qu’elles ne cherchaient pas à calmer; elles étaient assises dans un 
salon qui donnait sur le chemin d’arrivée. De minute 
en minute3, une des petites filles passait la tête à la 
porte et demandait: «Eh bien, arrivent-ils?
— Pas encore, chère prtite, répondait une des 
mamans.

1 tout était en l’air — все стояло вверх дном

2 allaient et venaient — бегали взад-вперед

3 de minute en minute — с минуту на минуту

— A! tant mieux, nous n’avons pas encore fini.»
Et elle repartait comme une flèche1.
«Mes amies, ils n’arrivent pas encore; nous avons 
le temps de tout finir.

CAMILLE
Tant mieux! Sophie, va vite au potager demander 
des fleurs…

SOPHIE
Quelles fleurs faut-il demander?

MADELEINE
Des dahlias et du réséda: ce sera facile à arranger, et l’odeur en sera agréable et pas trop forte.

MARGUERITE
Et moi, Camille, que dois-je faire?

CAMILLE
Toi, cours avec Madeleine chercher de la mousse 
pour cacher les queues des fleurs. Moi, je vais laver 
les vases à la cuisine, et j’y mettrai de l’eau.»
Sophie courut au potager et rapporta un grand 
panier rempli de beaux dahlias et de réséda qui embaumait.
Marguerite et Madeleine ramenèrent une brouette 
de mousse.

1 repartait comme une flèche — убегала стремглав

Camille apporta quatre vases bien lavés, bien 
essuyés et pleins d’eau.
Les quatre petites se mirent à l’ouvrage avec 
une telle activité, qu’un quart d’heure après, les 
vases étaient pleins de fleurs gracieusement arrangées; les dahlias étaient entremêlés de branches de 
réséda. Elles en portèrent deux dans la chambre 
destinée à leurs cousins Léon et Jean de Rugès, et 
deux dans la chambre du petit cousin Jacques de 
Traypi.

CAMILLE, regardant de tous côtés
Je crois que tout est fini maintenant; je ne vois 
plus rien à faire.

MADELEINE
Jacques sera enchanté de sa chambre; elle est 
charmante!

SOPHIE
La collection d’images que nous avons mise sur 
la table va l’amuser beaucoup.

MARGUERITE
Je vais voir s’ils arrivent!

CAMILLE
Oui, va, nous te suivons.»

Marguerite partit en courant, et, avant que ses amies 
eussent pu la rejoindre1, elle reparut haletante et criant:
«Les voilà! les voitures ont passé la barrière, et 
elles entrent dans le bois.»
Camille, Madeleine et Sophie se précipitèrent 
vers le perron, où elles trouvèrent leurs mamans: 
elles auraient bien voulu courir au-devant de leurs 
cousins, mais les mamans les en empêchèrent.
Quelques instants après, les voitures s’arrêtaient 
devant le perron aux cris de joie des enfants. M. et 
Mme de Rugès et leurs deux fils, Léon et Jean, descendirent de la première. M. et Mme de Traypi et leur 
petit Jacques descendirent de la seconde. Pendant 
quelques instants ce fut un tumulte, un bruit, des 
exclamations à étourdir.
Léon était un beau et grand garçon blond, un peu 
moqueur, un peu rageur, un peu indolent et faible, 
mais bon garçon au fond; il avait treize ans.
Jean était âgé de douze ans; il avait de grands 
yeux noirs pleins de feu et de douceur; il avait du 
courage et de la résolution; il était bon, complaisant 
et affectueux.

1 avant que ses amies eussent pu la rejoindre — раньше, 
чем подруги могли пойти с ней

Jacques était un charmant enfant de sept ans; il 
avait les cheveux châtains et bouclés, les yeux pétillants d’esprit et de malice, les joues roses, l’air décidé, le cœur excellent, le caractère vif, mais jamais 
d’humeur ni de rancune.

CAMILLE
Comme tu es grandi, Léon!

LÉON
Comme tu es embellie, Camille!

MADELEINE
Jean a l’air d’un petit homme maintenant.

JEAN
Un vrai homme, tu veux dire, comme toi tu as 
l’air d’une vraie demoiselle.

MARGUERITE
Mon cher petit Jacques, que je suis contente de 
te revoir! comme nous allons jouer!

JACQUES
Oh oui! nous ferons beaucoup de bêtises, comme 
il y a deux ans!

MARGUERITE
Te rappelles-tu les papillons que nous attrapions?

JACQUES
Et tous ceux que nous manquions?

MARGUERITE
Et ce pauvre crapaud que nous avons mis sur une 
fourmilière1?

JACQUES
Et ce petit oiseau que je t’avais déniché, et qui est 
mort parce que je l’avais trop serré dans mes mains?
«Oh! que nous allons nous amuser!» s’écrièrent-ils ensemble en s’embrassant pour la vingtième 
fois.
Sophie seule restait à l’écart; on l’avait embrassée en descendant de voiture; mais elle sentait que, 
ne faisant pas partie de la famille2, n’ayant été admise à Fleurville que par suite de l’abandon de sa 
belle-mère, elle ne devait pas se mêler indiscrètement à la joie générale. Jean s’aperçut le premier 
de l’isolement de la pauvre Sophie, et, s’approchant 
d’elle, il lui prit les mains en lui disant avec affection:
«Ma chère Sophie, je me suis toujours souvenu de 
ta complaisance pour moi lors de mon dernier séjour 

1 une fourmilière — муравейник

2 ne faisant pas partie de la famille — поскольку она не являлась членом семьи

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